L’arthrose chez le chat : causes, symptômes et traitements

L'arthrose chez le chat : causes, symptômes et traitements

Coucou ! Sara ici, et aujourd’hui… oh là là, j’ai une histoire qui va vous faire mal au cœur.

Alors voilà, ma voisine Martine – vous savez, celle qui a trois chats et qui panique dès qu’ils éternuent – elle m’appelle il y a quelques jours complètement en larmes. Son Minou, 12 ans, le gros matou roux qui squatte toujours sur l’arbre à chat près de la fenêtre, ben il y monte plus du tout.

« Sara, » qu’elle me dit en sanglotant, « il reste juste couché dans son panier. Quand il se lève, on dirait qu’il a super mal partout. Et puis il mange plus pareil, il se lave plus… J’ai peur qu’il soit en train de mourir ! »

Bon, alors déjà j’ai rassuré Martine – parce que quand elle panique, elle imagine toujours le pire. Mais ça m’a rappelé un truc important : on connaît vraiment pas assez l’arthrose chez nos petits félins.

Vous savez quoi ? Plus de 90% des chats de plus de 12 ans ont de l’arthrose. 90% ! Et nous, on se dit souvent « oh ben il vieillit, c’est normal qu’il bouge moins. » Mais non ! Nos chats, ils souffrent en silence, et on s’en rend même pas compte.

Aujourd’hui, je vais tout vous expliquer sur cette saloperie d’arthrose. Comment la repérer, d’où elle vient, et surtout – parce que c’est ça qui compte – comment on peut aider nos boules de poils à vivre mieux avec.

Alors prenez votre thé, installez-vous avec votre chat (ou pas, s’il fait sa diva aujourd’hui), et on y va !

L’arthrose chez le chat, c’est quoi exactement ?

Bon, on va faire simple

Imaginez vos articulations comme des charnières de porte super bien huilées. Au début, ça glisse parfaitement, pas un bruit. Mais avec le temps, l’huile s’évapore, ça commence à grincer, ça bloque un peu… Voilà, c’est exactement ça l’arthrose !

Dans les articulations de votre chat, il y a du cartilage – c’est comme un coussin tout doux qui évite que les os se cognent. Avec l’arthrose, ce coussin s’use, devient rugueux, et au final les os frottent les uns contre les autres. Aïe aïe aïe !

Le truc vicieux avec nos chats, c’est qu’ils sont des champions pour cacher leur douleur. Dans la nature, montrer qu’on souffre, c’est s’exposer aux prédateurs. Alors ils serrent les dents et ils font comme si de rien n’était.

Pourquoi nos matous sont-ils si touchés ?

Première chose à savoir : l’arthrose, c’est pas QUE une maladie de vieux ! Bon d’accord, après 12 ans, quasiment tous les chats en ont. Mais j’ai déjà vu des jeunes de 6-7 ans commencer à en souffrir.

Y’a plusieurs raisons à ça. Déjà, certaines races sont plus fragiles. Les Maine Coon avec leur grande taille, les Persans avec leur morphologie particulière, les Scottish Fold avec leurs petites oreilles pliées… ils ont souvent des soucis articulaires plus tôt.

Et puis il y a le mode de vie. Un chat qui a fait le cascadeur toute sa jeunesse – celui qui sautait du frigo sur l’armoire puis sur le lustre – ben ses articulations, elles ont pris cher !

D’où ça vient, cette arthrose ?

Le temps qui passe, tout simplement

Avec l’âge, le cartilage perd de sa souplesse. C’est comme un élastique qu’on étire trop souvent : au bout d’un moment, il devient tout mou et il reprend plus sa forme. Les cellules qui fabriquent le cartilage travaillent moins bien, et la réparation suit plus le rythme de l’usure.

J’ai remarqué un truc intéressant : les chats qui ont eu une vie très active dans leur jeunesse développent parfois de l’arthrose plus tôt. Ironie du sort, non ?

L’embonpoint, ce fléau moderne

Ça me fait mal au cœur de le dire, mais nos chats domestiques sont de plus en plus gros. Et un chat en surpoids, c’est comme nous quand on porte un sac à dos de 10 kilos toute la journée : ça fatigue les articulations !

J’ai suivi plein de cas où juste faire perdre 500 grammes à un chat de 5 kilos a changé sa vie du tout au tout. Mais attention, faire maigrir un chat arthrosique, c’est délicat. Il bouge moins donc il brûle moins, c’est un cercle vicieux.

Les bobos du passé qui reviennent nous hanter

Chaque fracture, chaque entorse mal soignée peut laisser des traces. Je me souviens de Félix, un chat qui s’était cassé la patte à 2 ans. Tout avait bien guéri, mais à 7 ans, paf ! L’arthrose s’est installée pile sur cette patte.

Y’a aussi tous les petits traumatismes répétés. Le chat qui saute tous les jours du balcon du 2ème étage, celui qui fait sa folle course dans les escaliers dix fois par jour… tout ça use le cartilage petit à petit.

Les anomalies de naissance

Parfois, les chats naissent avec de petites malformations qu’on voit pas tout de suite. Une hanche un peu bizarre, une colonne vertébrale pas parfaitement droite… Ça prédispose à l’arthrose plus tard.

C’est pour ça que les examens chez le véto quand ils sont chatons, c’est important !

Les maladies qui compliquent tout

L’arthrose peut aussi venir après d’autres problèmes. Une infection dans une articulation, une maladie auto-immune, ou même certains troubles métaboliques peuvent abîmer le cartilage et déclencher l’arthrose.

Comment repérer les signes ? Parce que nos chats sont des comédiens !

Les signes qu’on peut pas rater

Le premier truc qui alerte, c’est quand votre chat arrête de faire des trucs qu’il adorait avant. Plus envie de monter sur son perchoir favori ? Il évite les escaliers comme la peste ? Il hésite avant de sauter sur le lit ? Alerte rouge !

La boiterie, c’est plus évident, mais chez le chat c’est traître. Parfois ils boitent juste le matin au réveil, puis ça s’arrange. Ou au contraire, ils vont bien le matin et boitent le soir après avoir bougé.

Et puis il y a le toilettage. Un chat qui arrive plus à se lécher le dos ou l’arrière-train va avoir un pelage tout terne dans ces zones. Ses poils vont s’emmêler, former des nœuds…

Les signes plus discrets (faut avoir l’œil !)

Après toutes ces années à observer les chats, j’ai appris à repérer des trucs plus subtils. La démarche change : elle devient moins fluide, plus raide, sans pour autant que le chat boite vraiment.

Le comportement aussi ! Un chat sociable qui devient distant, un chat câlin qui supporte plus qu’on le porte, un joueur qui ignore ses jouets… Tout ça peut cacher une douleur chronique.

Même leur façon de dormir change. Un chat arthrosique va éviter certaines positions qui tirent sur ses articulations douloureuses. Fini la position en petit pain, il va plutôt dormir en sphinx.

L’impact sur le quotidien

L’arthrose bouleverse complètement la routine d’un chat. La litière devient un parcours du combattant si elle est trop haute ou au sous-sol. J’ai vu des chats parfaitement propres commencer à faire à côté juste parce qu’enjamber les rebords était devenu trop douloureux.

Même manger peut devenir difficile ! Si les gamelles sont au sol et que le chat a de l’arthrose cervicale, pencher la tête pour manger le fait souffrir.

Le diagnostic : ce qui se passe chez le véto

L’examen, étape par étape

Quand j’accompagne des propriétaires pour un diagnostic d’arthrose, je leur explique toujours ce qui va se passer. D’abord, le véto va observer comment marche le chat, si possible avant qu’il soit trop stressé par l’endroit.

Ensuite, il va palper toutes les articulations une par une. Il cherche les zones douloureuses, les gonflements, les craquements. Il teste aussi jusqu’où chaque articulation peut bouger. Un chat arthrosique va résister ou montrer de la douleur sur certains mouvements.

Les radios : voir l’invisible

La radiographie, c’est encore le meilleur moyen de diagnostiquer l’arthrose. On peut voir les petites excroissances osseuses, l’espace entre les os qui se réduit, toutes les modifications typiques de l’arthrose.

Mais attention ! Il y a parfois un décalage entre ce qu’on voit sur la radio et la douleur ressentie. J’ai vu des chats avec des radios épouvantables qui vivaient normalement, et d’autres avec peu de lésions mais beaucoup de douleur.

L’échographie articulaire se développe aussi. Elle permet de voir les tissus mous autour de l’articulation et peut détecter du liquide anormal.

Les échelles de douleur : enfin du concret !

Maintenant, les vétérinaires utilisent des échelles spéciales pour évaluer la douleur chez les chats. Ils observent les expressions du visage, les postures, les comportements… C’est révolutionnaire parce qu’on peut enfin « mesurer » quelque chose d’aussi subjectif que la douleur chez un animal qui peut pas nous dire où il a mal !

Les traitements : soulager nos petits guerriers

Les médicaments : les alliés du quotidien

Les anti-inflammatoires spécialement faits pour les chats sont souvent le premier réflexe. Et attention ! On donne JAMAIS d’aspirine ou d’ibuprofène à un chat, c’est du poison pour eux ! Seuls les anti-inflammatoires vétérinaires sont sûrs.

Le méloxicam, c’est le plus utilisé. Il existe en suspension avec un goût que les chats aiment bien. Beaucoup de propriétaires sont bluffés de voir leur chat redevenir actif après quelques jours de traitement.

Pour les douleurs très fortes, il y a les opioïdes. La buprénorphine qu’on met dans la bouche marche super bien et la plupart des chats la tolèrent nickel.

Les compléments : le soutien naturel

Les nutraceutiques, ça marche vraiment ! La glucosamine et la chondroïtine aident à maintenir le cartilage en forme. C’est plus lent que les médicaments, mais sur le long terme, ça peut vraiment améliorer la qualité de vie.

Les oméga-3, surtout l’EPA et le DHA, ont des propriétés anti-inflammatoires naturelles. J’ai vu des améliorations notables chez des chats supplémentés régulièrement.

Le collagène hydrolysé pour chats commence à faire ses preuves aussi. Il donne les éléments de base pour réparer le cartilage.

Les médecines douces : des approches qui surprennent

L’acupuncture vétérinaire donne des résultats bluffants ! Même les propriétaires les plus sceptiques sont convaincus quand ils voient leur chat aller mieux.

La kiné adaptée aux chats se développe : massages, mobilisation douce, exercices thérapeutiques… Tout ça peut vraiment améliorer la mobilité.

L’hydrothérapie pour chat existe aussi, même si c’est moins courant que chez le chien. L’eau chaude soulage les douleurs et permet de faire de l’exercice en douceur.

Les injections dans l’articulation : pour les cas difficiles

Quand l’arthrose est très sévère, on peut injecter directement dans l’articulation de l’acide hyaluronique ou des corticoïdes. Ça nécessite une petite sédation mais ça peut donner un soulagement durable.

Adapter la maison : créer un petit paradis pour chat arthrosique

Faciliter les déplacements

Adapter l’environnement, c’est crucial ! On commence par installer des rampes ou des petits escaliers pour accéder aux endroits préférés. J’ai aidé plein de propriétaires à fabriquer des rampes toutes simples avec des planches et de la moquette.

Les tapis antidérapants sont indispensables sur les surfaces lisses. Un chat arthrosique qui glisse développe une peur du mouvement qui aggrave tout.

Surélever les gamelles de 5-10 cm évite au chat de trop pencher la tête.

Optimiser les zones vitales

La litière doit être hyper accessible : entrée basse, au même niveau, litière supplémentaire à chaque étage. Changer juste l’emplacement de la litière peut résoudre des problèmes de propreté liés à l’arthrose.

Pour le couchage, un coussin orthopédique à mémoire de forme peut changer la vie ! Éviter les couchages trop mous où le chat s’enfonce et galère à se relever.

Le confort thermique

Les chats arthrosiques sont très sensibles au froid et à l’humidité. Un coussin chauffant spécial animaux peut être génial. Mais attention à bien choisir un modèle sécurisé !

Et rien ne vaut un bon rayon de soleil ! Aménager des espaces ensoleillés faciles d’accès peut grandement améliorer leur bien-être.

Vivre au quotidien avec un chat arthrosique

Gérer le poids : chaque gramme compte

La gestion du poids, c’est primordial. Mais c’est compliqué parce qu’un chat arthrosique bouge moins donc prend plus facilement du poids. Il faut adapter les portions et choisir des aliments spéciaux.

Les aliments thérapeutiques pour l’arthrose existent. Ils contiennent des nutraceutiques et sont formulés pour maintenir un poids optimal tout en préservant les muscles.

Maintenir l’activité : bouger sans forcer

Contrairement à ce qu’on pense, un chat arthrosique doit pas rester inactif ! L’exercice modéré et régulier maintient la souplesse et la masse musculaire.

Les séances de jeu courtes mais fréquentes sont idéales. On privilégie les jeux au sol plutôt que les sauts. Une plume traînée par terre peut faire bouger un chat qui refuse de sauter.

Surveiller et adapter

L’arthrose évolue. Ce qui marchait il y a six mois peut plus suffire maintenant. Il faut rester attentif et pas hésiter à consulter pour adapter le traitement.

Tenir un carnet peut être très utile : noter les bons et mauvais jours, les activités possibles, les signes de douleur. Ça aide énormément le véto.

Prévenir : protéger dès le début

Le poids, toujours le poids !

La prévention commence dès le plus jeune âge. Maintenir un poids optimal toute la vie, c’est probablement la mesure préventive la plus efficace. Un chaton potelé peut sembler mignon, mais il risque l’arthrose plus tard.

Encourager l’activité

Un chat actif développe une musculature qui soutient mieux ses articulations. Il faut encourager le jeu dès le plus jeune âge, créer un environnement stimulant.

Traiter vite les boiteries

Toute boiterie doit être prise au sérieux. Un traitement précoce peut éviter des complications arthrosiques. Jamais se dire « ça va passer » avec une boiterie qui dure plus de 48h.

Vos questions, mes réponses

Mon chat de 8 ans saute moins, c’est de l’arthrose ?

Tout à fait possible ! L’arthrose peut apparaître dès 6-7 ans, surtout avec des facteurs de risque comme l’embonpoint. Je recommande toujours une consultation quand on observe des changements dans les habitudes de déplacement.

Les anti-inflammatoires sont dangereux ?

Les anti-inflammatoires humains sont très dangereux pour les chats. Mais les anti-inflammatoires vétérinaires sont généralement bien tolérés. Il faut parfois faire des prises de sang pour vérifier que les reins et le foie supportent bien.

Ça coûte combien ?

Ça dépend de la sévérité. Pour un traitement de base, comptez 30-50€ par mois. Les compléments ajoutent 20-30€. Les traitements spécialisés coûtent plus cher ponctuellement mais peuvent espacer les autres.

Mon chat refuse ses médicaments !

Plusieurs astuces : mélanger à une friandise très appétente, utiliser des porte-comprimés, demander s’il existe une forme injectable. Certains médicaments existent en suspension aromatisée.

L’arthrose peut guérir ?

Non, c’est irréversible. Mais une bonne prise en charge peut énormément ralentir l’évolution et maintenir une excellente qualité de vie !

Dois-je empêcher les sorties ?

Pas forcément ! Si votre chat a l’habitude et que ça lui cause pas de douleur excessive, les sorties peuvent être bénéfiques. Il faut juste adapter et surveiller.

Les chatons peuvent naître avec ?

Ils naissent pas avec de l’arthrose, mais avec des malformations qui y prédisposent. D’où l’importance des examens véto réguliers dès le plus jeune âge.

Comment savoir s’il souffre vraiment ?

Les chats cachent super bien leur douleur. Surveillez les changements subtils : habitudes alimentaires, toilettage, lieux de repos, interactions sociales. Dans le doute, consultez !

Les compléments remplacent les médicaments ?

Ils sont un excellent soutien mais remplacent rarement les médicaments dans les cas douloureux. Ils permettent parfois de réduire les doses ou d’espacer les prises.

À partir de quel âge surveiller ?

Je recommande d’être vigilant dès 7-8 ans, surtout pour les chats à risque. Une visite véto annuelle avec examen orthopédique permet de dépister tôt.

Pour finir : votre chat mérite le meilleur

Mes chers amis des chats, j’espère que tout ça vous aura éclairés sur cette fichue arthrose ! Après toutes ces années à accompagner des chats arthrosiques et leurs familles, je peux vous garantir une chose : un diagnostic d’arthrose, c’est pas la fin du monde !

Avec les bonnes infos, les bons traitements et quelques aménagements, votre chat peut continuer à vivre une super vie. J’ai vu des papis de 18 ans retrouver leur joie de vivre grâce à une bonne prise en charge.

Le secret ? Agir tôt et jamais accepter que la souffrance soit « normale » avec l’âge. Votre chat mérite de vieillir dans le confort. Chaque ronronnement justifie tous nos efforts !

N’oubliez jamais : vous êtes la voix de votre chat. Vous le connaissez mieux que personne. Faites confiance à votre instinct et hésitez jamais à consulter.

Votre boule de poils compte sur vous. Avec de l’amour, de la patience et les bons conseils, vous pouvez l’accompagner vers de belles années pleines de ronrons. Alors, prêt à devenir le super-héros de votre petit arthrosique ?

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